Résumé

Henry Chevans La mise en valeur de l'Afrique occidentale française (1907)

En effet, si c'est le capital qui manque, comment se procurer les semences et outils nécessaires à la culture ? Si c'est la main-d'oeuvre, à quoi serviront la terre, l'argent et les instruments de travail? Ces trois éléments sont donc indissolublement liés. Et cette vérité économique s'applique aussi bien aux colonies qu'à la métropole : toute entreprise coloniale est vraisemblablement destinée à échouer si le capital ou le travail lui fait défaut.
Source : Gallica

Henry Chevans La mise en valeur de l'Afrique occidentale française (1907)

En jetant un coup d'oeil sur le mouvement d'importation et d'exportation de l'Afrique occidentale, nous pourrons constater que la progression de ce double mouvement s'accentue d'année en année.-
La production s'adapte parfaitement aux besoins et on peut la développer sans crainte, car des produits tels que l'arachide, le caoutchouc, le coton, sont toujours sûrs de trouver sur le marché un écoulement certain. D'un autre côté, cet accroissement d'exportations fait entrer de plus en plus d'argent dans nos colonies, ce qui explique la marche ascendante du mouvement d'importation.
Source : Gallica

Henry Chevans La mise en valeur de l'Afrique occidentale française (1907)

En un mot, pourquoi ne pas établir au Sénégal d'huileries d'arachides ? L'expérience s'est chargée de résoudre la question. Dès huileries s'étaient primitivement fondées dans cette colonie. Mais elles ne purent pas faire de commerce d'exportation pour la raison suivante : l'huile rancit durant la traversée, d'où elle ne peut guère être employée que pour la fabrication du savon. Quant aux tourteaux, ils ne peuvent être utilisés que comme engrais, l'odeur désagréable qu'ils ont acquise pendant le parcours ne leur permettant pas de servir à la nourriture des animaux.
Source : Gallica

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