Résumé

Jules Vittenet De l'éther-acétique, ses effets hypno-anesthésiques (1903)

Au bout de trois minutes à peine, le lapin endormi à l’éther acétique est complètement anesthésié ; sa respiration, tout en restant régulière, se ralentit, devient profonde, convulsive, bruyante. Dans l’heure qui suit l’anesthésie, le lapin est paresseux et supporte sans réagir le décubitus dorsal. Le lapin endormi à l’éther sulfurique est anesthésié lui aussi, mais le sommeil dure peu, et le retour à l’état normal est prompt.
Source : Gallica

Jules Vittenet De l'éther-acétique, ses effets hypno-anesthésiques (1903)

Si l’on augmente les doses, on arrive à l’anesthésie complète ; plus de réflexe cornéen, plus de réaction à la douleur. Mais en même temps que l'anesthésie complète s’installe, des phénomènes très graves se produisent ; la respiration devient traînante et convulsive ; elle peut même s’arrêter subitement et interrompre ainsi l’expérience par une mort inopinée. Dans ce cas de mort, séance tenante, par l’éther acétique, il s’agit d’une intoxication suraiguë et la dose donnée est visiblement exagérée.
Source : Gallica

Jules Vittenet De l'éther-acétique, ses effets hypno-anesthésiques (1903)

Les sept expériences que nous venons de détailler sur la voie d’introduction sous-cutanée de l’éther acétique montrent que l’on obtient par ce moyen comme par le précédent des effets anesthésiques généraux que l’on ne saurait nier. Cette anesthésie est prompte ; l’animal injecté est pris d’une excitation qui peut être violente mais qui dure très peu. Cette agitation s’est traduite dans deux expériences consécutives par une giration rapide. A cette agitation fait suite un état de sommeil qui simule l'anesthésie complète avec résolution musculaire.
Source : Gallica

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