Résumé

Philippe-Antoine Héron,  De l'éthérisation par la voie rectale et de ses dangers… (1884)

“ Un homme de 54 ans est soumis à l'éthérisation rectale ; au bout de 3 minutes, sensation de distension modérée du colon, sensation de plénitude dans la tète et distension de l'intestin ; goût d'éther, odeur caractéristique de l'haleine; au bout de 4 minutes, paroles incohérentes, pouls fréquent et très fort, pas d'excitation ni de vomissements; en 6 minutes, anesthésie complète : l'opération a duré 18 minutes ; on enlève le tube, on a dépensé 2 onces et demi d'éther, l'opéré revient vite à lui ; il n'a pas de nausées, mais il éprouve une tension du ventre qui dure toute la nuit. ”
Source : Gallica

Philippe-Antoine Héron,  De l'éthérisation par la voie rectale et de ses dangers… (1884)

“ Qu'il s'agisse du chloroforme ou de l'éther, c'est par la voie pulmonaire que l'on devra toujours faire pénétrer les vapeurs dont on peut régler l'absorption, qui dans l'anesthésie rectale échappe complètement à l'action du chirurgien; cette absorption, très lente et insuffisante dans certains cas, très rapide dans d'autres, rend infidèle et dangereux un procédé que des avantages incertains et de peu d'importance ne pourront réhabiliter. ”
Source : Gallica

Philippe-Antoine Héron,  De l'éthérisation par la voie rectale et de ses dangers… (1884)

“ Lorsqu'on injecte des vapeurs d'éther dans l'intestin, elles sont absorbées par les veines et conduites par la circulation porte, la plus lente de toute à travers le foie et arrivent par les veines sus-hépatiques jusque dans le cœur droit. Le ventricule droit lance alors dans les poumons un sang chargé de vapeurs anesthésiques. ”
Source : Gallica

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