Résumé

Fernand Morin L'anesthésie générale par l'ether goutte à goutte (1920)

Peu après, les cas de syncope et les complications post-anesthésiques se multiplièrent et Verneuil put dire : « Toutes les fois que je m’approche d’un malade avec la compresse, je sens que je fais naître autour de lui des chances de mort. » Aujourd’hui, après soixante-dix années d’expérience, l’opération qui préoccupait tant jadis les malades leur est devenue familière, mais ils redoutent l’anesthésie.
Source : Gallica

Fernand Morin L'anesthésie générale par l'ether goutte à goutte (1920)

Pour obvier à ce double inconvénient, il faut donc :
1° Commencer l’anesthésie par de faibles doses d’éther ; adjoindre à l’éther une substance qui abrège la longueur de la période de début, et supprime ou atténue l’excitation : ce sera le but de rinjection d’atropine-morphine ;
2° Faire respirer au malade un mélange d’air et d’éther dont la composition centésimale soit telle que son sang ne dissolve que juste la quantité d’anesthésique nécessaire pour obtenir la narcose ;• assurer le maintien de cé dosage par une ration d’entretien, sans jamais empiéter sur la zone maniable.
Source : Gallica

Fernand Morin L'anesthésie générale par l'ether goutte à goutte (1920)

L’action irritante de l’éther sur les voies respira-toires est un fait trop connu, pour qu’il soit utile d’insister sur l’utilité d’employer des mélanges faiblement titrés en anesthésique. C’est ce que vit Lengemann en 1898, qui soumit à l’anesthésie avec de faibles doses, quatre chiens durant une heure et demie et qui après les avoir sacrifiés ne trouva aucune lésion organique imputable à l’anesthésique, montrant ainsi que les accidents constatés jusqu’ici étaient dus non à l’éther, mais à la manière de l’administrer.
Source : Gallica

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