Résumé

Fritz Ludwig Dumont Traité de l'anesthésie générale et locale (1904)

Chez tout malade devant être narcotisé on doit, en outre, examiner avec le plus grand soin l'état des poumons, du coeur et des reins. Le résultat de cet examen donnera des indications sur le choix de l'anesthésique à employer. Il y a quelques années l'usage était, sur le continent, de s'adresser constamment au chloroforme ; nous savons aujourd'hui que, dans beaucoup de cas, c'était une grande faute, et que nous devons procéder, dans la narcose, d'après des indications déterminées, au lieu d'imposer le même anesthésique à tous les malades.
Source : Gallica

Fritz Ludwig Dumont Traité de l'anesthésie générale et locale (1904)

Un second point à considérer à propos de l'indication de l'anesthésie générale ou de l'anesthésie locale est la nature de l'affection pour laquelle le patient doit être anesthésie. Il est clair que, pour les petites opérations, telles que l'ablation d'un angiome, l'extirpation d'un ongle incarné, l'incision d'un panaris, etc., on aura plutôt recours à l'anesthésie locale, tandis que, dans les cas qui exigent un relâchement musculaire, tels que la réduction d'une luxation, la résection d'une grande articulation, etc., l'anesthésie locale n'aurait aucun sens.
Source : Gallica

Fritz Ludwig Dumont Traité de l'anesthésie générale et locale (1904)

ACTION DE L'ANESTHÉSIQUE 13
donc le premier danger de l'anesthésie, danger auquel bien des malades ont succombé. A l'excitation du bulbe succède sa paralysie. La respiration est à son tour menacée. Le bulbe paralysé cesse de régulariser l'action du coeur, qui, abandonné à lui-même, se met à battre tumultueusement; le thorax reste immobile, l'air ne se renouvelle plus dans les poumons. C'est en vain que le coeur projette dans les vaisseaux des torrents de sang ; ce sang n'étant plus revivifié par l'oxygène, a perdu ses propriétés ; le malade succombe alors à l'asphyxie.
Source : Gallica

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