Protoxyde d'azote

Définition et enjeux

A. Dastre,  Revue des Deux Mondes

“ Le protoxyde d’azote, ne formant pas de combinaison chimique stable avec les tissus, n’exerçant qu’une action superficielle et temporaire sur les élémens organiques, déprime moins fortement le système nerveux et permet le retour presque instantané de la sensibilité, de la volonté et de l’intelligence. Il offre un autre avantage : la période d’excitation préalable qui est l’écueil de l’anesthésie par l’éther et qui est à craindre même avec le chloroforme, subit avec le protoxyde d’azote une atténuation qui pratiquement équivaut à sa suppression. ”
Source : Wikisource

A. Dastre,  Revue des Deux Mondes

“ Le protoxyde d’azote est sans usage pour les tissus animaux ou végétaux. Quoi qu’en aient dit des chirurgiens comme Demarquay et des physiologistes comme Longet, le sang ne l’utilise pas mieux que les tissus eux-mêmes. Les globules du sang, convoyeurs habituels des gaz, ne s’en chargent point : ils le laissent dans le liquide des canaux sanguins, où ils baignent eux-mêmes. Dans ce liquide, plasma sanguin, le protoxyde d’azote peut se dissoudre, comme l’air se dissout dans l’eau, en suivant les lois physiques de Dalton. ”
Source : Wikisource

Portrait de Albert Dastre Albert Dastre,  Les Anesthésiques, physiologie et applications chirurgicales… (1890)

“ À la vérité, on connaît en chimie physiologique une combinaison du protoxyde d'azote avec l'hémoglobine, combinaison très énergique, cristallisable et isomorphe à celle de l'oxygène et de l'oxyde de carbone; mais cette combinaison ne se produit pas dans l'organisme ; elle ne se forme point lorsque l'on fait respirer au sujet du protoxyde d'azote. Elle n'offre qu'un intérêt chimique.
Le protoxyde est donc irrespirable, et les inhalations du gaz pur doivent entraîner l'asphyxie comme il arrive avec les autres gaz indifférents.
”
Source : Gallica

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