Résumé

Edmond Andrieu Traité de dentisterie opératoire… (1889)

Je considère, dit-il, l'obturation d'une dent vivante comme une opération purement chirurgicale. Si l'objet est simplement de remplir une cavité, comme on le ferait dans une substance dure, ou inanimée, l'opération est purement mécanique. Mais, dans une dent vivante, la première chose est d'éloigner les parties malades qui ne peuvent se réparer et d'apporter une protection artificielle au tissu même de la dent. La réaction provenant de l'introduction de la substance étrangère amène la formation d'un tissu secondaire compatible avec le nouvel état de l'organe.
Source : Gallica

Edmond Andrieu Traité de dentisterie opératoire… (1889)

Mais l'on peut tout aussi bien se servir, comme le font la plupart des dentistes d'aujourd'hui, de Ciseaux que l'on tient, soit de la main droite, comme une plume à écrire, soit de la main gauche, pendant qu'avec la main droite on frappe sur la tête de l'instrument avec un maillet à aurifier, absolument comme le font les serruriers. Mais, nous aimons mieux agir avec le poignet qu'avec le marteau ; nous sommes bien plus sûr de ne pas ébranler la dent et de ne pas en fendre l'émail à un autre endroit que celui que nous voulons atteindre.
Source : Gallica

Edmond Andrieu Traité de dentisterie opératoire… (1889)

Il nous semble qu'il est du devoir du dentiste de demander à son patient, surtout si c'est une femme, quel est son avis sur ce point : si, tenant avant tout à la solidité et à la durée de l'obturation, il veut bien passer sur le mauvais aspect de l'or pour conserver ses dents, sans qu'on soit obligé d'y retoucher de longtemps ; ou bien si, reculant devant les taches brillantes de l'or et préférant les obturations faites avec les ciments ou la gutta, il veut bien sacrifier la durée de l'obturation à son aspect, et ne craint pas de faire refaire le travail dès qu'il sera imparfait.
Source : Gallica

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