Élie Fourquet

Résumé

Élie Fourquet Les arthrites alvéolo-dentaires (1910)

Nous savons, en effet, que pour qu'une articulation soit normale, il faut que les dents des deux mâchoires articulent toutes en même temps. Or, pour pouvoir obtenir cette articulation — dans le cas d'excès de matière obturatrice — la dent, ainsi mal obturée, devra remonter dans son alvéole d'une hauteur égale à celle de l'excès de l'obturation. Ces traumatismes répétés provoqueront, au niveau de l'articulation alvéolo-dentaire, des lésions de nature congestive, amicrobienne, se caractérisant cliniquement par les phénomènes classiques de l'arthrite subaiguë ou même aiguë.
Source : Gallica

Élie Fourquet Les arthrites alvéolo-dentaires (1910)

Au point de vue pathogénique, la fluxion pourrait être définie « une lympho-cellulite circonscrite ou diffuse de la face », pouvant se terminer par résolution ou par suppuration (Lebedinsky) . En d'autres termes c'est l'extériorisation, par la voie lymphatique (1) , du processus infectieux au tissu cellulaire des régions avoisinantes. Nous aurons donc affaire à un oedème infectieux.
Donc, de par sa nature même, la fluxion aura toujours comme point de départ une arthrite par infection — alors qu'elle ne se présentera jamais comme complication d'une arthrite par congestion.
Source : Gallica

Élie Fourquet Les arthrites alvéolo-dentaires (1910)

Lorsque, par contre, nous constatons une lésion chronique au niveau de l'apex d'une racine à canal de fort diamètre, nous pouvons être sûr qu'elle est consécutive, soit à une transformation d'une arthrite aiguë ancienne en une arthrite Chronique, soit à une infection lente d'une pulpe mortifiée par un traumatisme ancien. S'il s'agit d'une molaire supérieure atteinte d'arthrite aiguë, nous constaterons, après l'extraction de la dent, que les lésions inflammatoires aiguës sont surtout accentuées au niveau des racines à larges canaux.
Source : Gallica

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