Albert Londres,
L’Âme qui vibre
“ Et puis c’est moi qui la promène par le doigt, Je suis l’enfant, je m’en accuse. Et puis, pourquoi n’aurais-je pas le droit d’avoir Une poupée ? Ai-je un jour, par hasard, essayé de savoir À quoi vos mains sont occupées ? Moi, je m’amuse à la poupée, et c’est mon droit, Et c’est ma joie. Et certes, je ne suis pas du tout maladroit Pour changer ses robes de soie. Et certes, pas un seul ne comprend ici bas Mieux leur langage, Je vous assure aussi qu’elle ne bronche pas Quand je lui dis : « Vous, soyez sage. » Et quand je lui fais les gros yeux ! Oh ! ”
