Nicolas Boileau,
Oeuvres poétiques de Boileau-Despréaux…
(1839)
“ Derrière ce lutrin, ainsi qu'au fond d'un antre, A peine sur son banc on discernait le chantre, Tandis qu'à l'autre banc le prélat radieux, Découvert, au grand jour, attirait tous les yeux. Mais un démon fatal à celle ample machine , Soit qu'une main la nuit eût hâté sa ruine, 148 LE LUTRIN. Soit qu'ainsi de tout temps l'ordonnât le destin, Fit tomber à nos yeux le pupitre un matin. J'eus beau prendre le ciel et le chantre à partie, Il fallut l'emporter dans notre sacristie, Où depuis trente hivers, sans gloire enseveli, Il languit tout poudreux dans un honteux oubli. ”
