Louis Marsolleau

Louis Marsolleau

Résumé

Portrait de Louis Marsolleau Louis Marsolleau Pépins et trognons (1910)

Dès le lendemain, à la première heure, on eût pu voir M. Fumet, délaissant sa boutique d'horlogerie-bijouterie, parcourir, l'oeil aux aguets et le nez au vent, le boulevard Montparnasse, la rue de Rennes, le boulevard Saint-Germain, remonter la rue Saint-Guillaume, le square du Bon-Marché, la rue de Sèvres, reprendre le boulevard Montparnasse, puis l'avenue du Maine. Or là, comme il arrivait presque en face de chez lui, il ressentit comme un coup au coeur, à son coeur de détective ! Guyzard, l'incorrigible bohème,
le peintre Guyzard était devant lui, lui tendant la main.
Source : Gallica

Portrait de Louis Marsolleau Louis Marsolleau Pépins et trognons (1910)

M. Colmard n'est pas
revenu.
—Et M. Guyzard non
— Non plus.
— C'est bien, madame.
Je vous remercie. A demain
demain
Et M. Fumet s'en alla.
Quelqu'un qui l'eût écouté l'aurait entendu, sous le libre ciel nocturne, grommeler un sourd : « Tiens ! tiens ! tiens ! » comparable au grognement joyeux d'un chien qui sent que sous un tas d'ordures il va déterrer un os.
Source : Gallica

Portrait de Louis Marsolleau Louis Marsolleau Pépins et trognons (1910)

Il commença, sitôt après avoir réglé sa lampe à pétrole, humble compagne des travailleurs de l'encre, par sortir, déplier et étaler bien en vue, sur sa table, ce merveilleux billet bleu dont la présence allait donner des ailes à sa plume ! « En général, songea-t-il, ce sont les ailes qui ont des plumes ! » Et sa gaîté s'accrut, car il se concéda de l'esprit, pour ce mot. Et, tout de suite, il se jeta en plein coeur de son sujet.
« Le poêle Jumelot », affirma-t-il, « est le dernier cri du progrès, la quintessence de la perfection ; c'est l'idéal réalisé ! »
Source : Gallica

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