Lampe à pétrole

Définition et enjeux

Portrait de Louis Marsolleau Louis Marsolleau Pépins et trognons (1910)

De plus, à un moment donné de l'acte, Mlle Devoyod ( elle s'en souviendra) devait déposer sur la cheminée une lampe à pétrole allumée. Parallèlement à son geste, en coulisse, la main d'un machiniste déposait sur l'autre cheminée, derrière la vitre, une autre lampe à pétrole allumée, identiquement semblable à la première. C'était, ainsi réglé, criant d'exactitude et de vérité.
Or, à la répétition générale, il se produisit cet accident : La lampe à pétrole, en scène, brusquement charbonna, s'éteignit, puis fuma, comme toute
lampe à pétrole qui se respecte.
Source : Gallica

Constantin Paul Rapport sur l'éclairage à l'huile de pétrole… (1864)

Quant à l'éclairage proprement dit, il se fait dans une lampe spéciale, qu'il est bon de décrire en peu de mots. Le pétrole est un liquide doué d'une force de capillarité suffisante pour monter facilement dans une mèche dont l'extrémité peut s'élever à plus de 10 centimètres au-dessus de la surface du liquide. Il en résulte qu'il n'existe aucun mécanisme dans la lampe à pétrole. Une mèche trempe dans le liquide par sa partie inférieure et et maintenue en haut par une gaine dans laquelle elle
est mue par une petite roue dentée double que l'on met en mouvement avec la plus grande facilité.
Source : Gallica

Alexandre Labouche Les arts et métiers (Nouvelle édition revue et augmentée de toutes les récentes inventions… (1893)

L'huile, après avoir alimenté la flamme, retombe au-dessus du piston, où elle séjourne jusqu'à ce qu'on le remonte. Tel est le mécanisme fort simple de la lampe à modérateur, aujourd'hui répandue partout. Au foyer du pauvre, elle est souvent remplacée par la lampe à pétrole, qui n'exige absolument aucune espèce de mécanisme, l'aspiration capillaire suffisant à l'alimentation de la flamme.
Source : Gallica

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