Félix Foucou Le Pétrole et les Hommes d’huile de l’Amérique du Nord

Sur un espace comme la vallée d’Oil-Creek, plus petit que tel département français, l’on peut voir à l’aise, peut-être mieux que sur aucun autre point de la terre, ce que produit la volonté humaine servie par des circonstances naturelles favorables. Au fond, c’est bien l’image, en raccourci, mais très accentuée, de ce que l’on peut observer d’un bout à l’autre de l’Amérique septentrionale. Les richesses que la nature a mystérieusement accumulées durant des siècles en ces contrées, l’homme les exploite aujourd’hui avec une âpre et juvénile ardeur.
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Félix Foucou Le Pétrole et les Hommes d’huile de l’Amérique du Nord

Au plus fort de la guerre de la sécession, la fièvre de l’huile était à son paroxysme. On comptait à New-York seulement 317 compagnies de pétrole, représentant un capital effectif de plus de 1 milliard de francs. Pour un joueur heureux, cent peut-être ont été ruinés ; mais ces ruines, aux États-Unis, n’ont pas le caractère qu’elles auraient en Europe : les intéressés, sachant bien que des voies nouvelles s’ouvriront à eux un jour ou l’autre pour tenter encore la fortune, n’y voient qu’un incident passager, l’une des péripéties du grand combat pour l’existence.
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Félix Foucou La Presse et l'Empire (1859)

Il n'est pas un partisan de la politique impériale qui ne pût signer ce qui va suivre : car dès l'abord, nous plaçant au-dessus de toute question de parti, sans même songer à admettre aucune éventualité répréhensible, nous accepterons l'Empire comme l'une des évolutions normales de la société française; évolution qui devait être, puisqu'elle a été et qu'elle dure encore; évolution qui fut légitime, puisqu'on la vit, spontanément et sans opposition considérable, sortir de la volonté du pays.
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