Résumé

Portrait de Champfleury Champfleury Les oies de Noël : oeuvres illustrees de Champfleury (1867)

Je
vois toute la journée la femme que j'aime, et je ne puis lui parier tranquillement sans qu'aussitôt le mari n'arrive, ou Élisa, ou ma mère.
Je crois, dit Jonquières, que si vous étiez seuls
en tête-à-tête, tu n'en serais pas moins malheureux. Où se cache l'amour qui laisse l'esprit tranquille?
— Quel mari cette pauvre femme a rencontré ! s'écria Julien.
— Tu souhaites peut-être qu'elle soit mariée à un homme de bonnes manières, aimable et spirituel.
— Tu te moques, Henry ! Mais ne peut-on plaindre Louise d'être liée pour la vie à un homme qui ne la comprend pas.
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury Les oies de Noël : oeuvres illustrees de Champfleury (1867)

Je vois dans la conduite de Louise des combats, des soubresauts d'opinions qui n'ont que toi pour objet. Qu'elle le montre ou qu'elle le cache, qu'elle soit réservée ou émue, il n'y a que toi dans la nature. Elle fait l'éloge de son mari, c'est pour t'éprouver. Reconnût-elle quelques qualités à ce mari, qu'à l'intérieur, sur les plateaux de cette petite balance que chaque femme a dans le coeur, elle mettrait d'un côté les pièces de six liards du mari, et de l'autre les monceaux de pierreries, qui sortent par la bouche d'un amoureux. A l'heure qu'il est, M. Creton du Coche est bas.
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury Les oies de Noël : oeuvres illustrees de Champfleury (1867)

D'abord vous ne vivrez pas en paix tant que cette méchante femme mènera la maison ; elle dehors, peut-être votre mari deviendrait-il plus humain.
— J'ai accepté cette situation, disait Louise.
— Saviez-vous ce qui vous attendait, madame? Vous n'étiez pas fautive et vous croyiez qu'on oublierait une simple imprudence.... Ah ! les hommes n'oublient rien ou ils oublient trop, dit la femme de ménage en songeant à son passé. Enfin, madame, votre vie n'est pas tenable ; toujours malade, toujours en pleurs, maigre à faire pitié, je vous vois avec chagrin changer à vue d'oeil.
Source : Gallica

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