Résumé

Portrait de Ouida Ouida La princesse Zouroff : roman anglais (1882)

Elle fit mine de s'approcher de Vere, comme pour la caresser ; mais Vere recula, les yeux pleins d'une sombre colère, les lèvres tremblantes.
– Le prince Zouroff est un lâche, dit-elle à demi-voix, d'un ton amer. Il sait que je l'ai en horreur ; il sait que je le tiens pour un méchant homme. Comment ose-t-il, oui, comment ose-t-il me faire un pareil affront ?
– Un affront ! répéta lady Dolly ; êtes-vous folle ? un affront !
un homme à la main duquel toute l'Europe aspire depuis quinze ans ! un homme qui vous offre un rang au-dessus duquel il n'y a que les princesses du sang ! Un affront !
Source : Gallica

Portrait de Ouida Ouida La princesse Zouroff : roman anglais (1882)

Est-ce un crime, est-ce une insulte pour vous ? Vous êtes la coupe d'or, sacrée pour moi ; mais je suis un homme, je suis jeune, tout mon sang s'est révolté, et j'ai parlé quand je vous ai vue dans la solitude et dans l'exil. »
Il parlait avec toute la simplicité et toute la force d'une émotion contenue.
Vere continuait à regarder la plaine, les deux mains croisées sur sa poitrine, à l'endroit même où son mari l'avait frappée.
Elle se rappelait en ce moment les paroles de Serge Zouroff :
« Toutes les femmes se ressemblent au jour de la tentation. »
Source : Gallica

Portrait de Ouida Ouida La princesse Zouroff : roman anglais (1882)

Mais il était trop foncièrement artiste pour que ce sentiment d'amertume prît le dessus.
Quelquefois, il était insolent avec les grands de la terre, et alors les grands de la terre se disaient :
« C'est parce qu'il se croit marquis de Corrèze ! »
Ils se trompaient, c'était uniquement parce qu il avait conscience d'être un grand artiste.
Le monde l'accusait d'être d'une vanité extravagante, et le monde avait tort. Comment n'aurait-il pas été vain ? Les femmes, avant même qu'il se fût fait un nom comme chanteur,
s'étaient jetées à sa tète parce qu'il était admirablement beau.
Source : Gallica

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