Ouida,
La princesse Zouroff : roman anglais
(1882)
“ Elle fit mine de s'approcher de Vere, comme pour la caresser ; mais Vere recula, les yeux pleins d'une sombre colère, les lèvres tremblantes. – Le prince Zouroff est un lâche, dit-elle à demi-voix, d'un ton amer. Il sait que je l'ai en horreur ; il sait que je le tiens pour un méchant homme. Comment ose-t-il, oui, comment ose-t-il me faire un pareil affront ? – Un affront ! répéta lady Dolly ; êtes-vous folle ? un affront ! un homme à la main duquel toute l'Europe aspire depuis quinze ans ! un homme qui vous offre un rang au-dessus duquel il n'y a que les princesses du sang ! Un affront ! ”
