Zouroff

Définition et enjeux

Portrait de Ouida Ouida,  La princesse Zouroff : roman anglais (1882)

“ Vere est froide comme glace, dit lady Dolly.
– Tant mieux, répliqua lady Stoat. Quand une femme est froide comme glace, elle ne ait pas de sottises.
– C'est ce qui vous trompe, dit vivement lady Dolly. Il y a une sottise qu'elle est capable de faire, et la plus grande de toutes les sottises. Supposez que Zouroff lasse sa patience ; supposez qu'il l'outrage au delà de ce que peut supporter sa dignité, elle est capable de se sauver de l'hôtel en chemise, sans rien emporter de ce qui lui appartient.
”
Source : Gallica

Portrait de Ouida Ouida,  La princesse Zouroff : roman anglais (1882)

“ « Pour l'amour de Dieu, souriez, rougissez, ayez un air
heureux ! Prenez garde, on va dire que je vous contrains.
– Je fais de mon mieux, répondit Vere froidement.
– Ma délicieuse belle-mère, murmura le prince Zouroff en apportant une tasse de thé à lady Dolly, certainement, vous n'avez
pas menti en me disant qu'elle m'épouserait ; mais n'avez-vous pas un peu menti en me disant qu'elle, m'aimerait ?
– L'amour vient avec le temps, lui répondit-elle précipitamment. »
Serge Zouroff se mit à rire d'un mauvais rire.
”
Source : Gallica

Portrait de Ouida Ouida,  La princesse Zouroff : roman anglais (1882)

“ Elle fit mine de s'approcher de Vere, comme pour la caresser ; mais Vere recula, les yeux pleins d'une sombre colère, les lèvres tremblantes.
– Le prince Zouroff est un lâche, dit-elle à demi-voix, d'un ton amer. Il sait que je l'ai en horreur ; il sait que je le tiens pour un méchant homme. Comment ose-t-il, oui, comment ose-t-il me faire un pareil affront ?
– Un affront ! répéta lady Dolly ; êtes-vous folle ? un affront !
un homme à la main duquel toute l'Europe aspire depuis quinze ans ! un homme qui vous offre un rang au-dessus duquel il n'y a que les princesses du sang ! Un affront !
”
Source : Gallica

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