Stella Blandy,
Revanche de femme
(1869)
“ Suzanne, s'écria Paule, je vous jure que cette idée ne m'est pas venue à l'esprit. Qui mieux que vous mérite d'être aimée ! Je suis jolie, peutêtre, mais vous êtes belle ; je suis agréable, on le dit, mais vous avez ce don si rare: le charme. D'eux-mêmes les enfants vous sourient, les vieillards vous admirent, et il n'est pas un homme qui ne soit fier d'un de vos regards. Si vous n'avez pas réveillé l'âme engourdie de Christian, que puis-je espérer, moi? Votre récit m'effraie, car je l'aime, Suzanne, et pourtant je ne veux pas, oh ! je ne veux pas subir ce que vous appelez une agonie de coeur. ”
