Résumé

Jean de Ligniville Les meuttes et veneries de Jean de Ligniville… (1892)

C'est plaisir, lors que les grands froids ne sont encor arrivez, que de demesler la nuict d'un lievre, ou bien au printemps, quand les matinées sont douces ; la douceur de l'air au printemps conserve le sentiment des voyes et aires des animaux que l'on force, jusques a ce que les fleurs et herbes viennent àrenaistre, qui troublent le sentiment des aires ; mais tous mes chiens sages, jaloux de tenir les voyes, les menagent par les menus, et parlent avant que de s'en aller, hors les ruzes et grands chemins et sentiers.
Source : Gallica

Jean de Ligniville Les meuttes et veneries de Jean de Ligniville… (1892)

Le seigneur Gaston de Foix dit que « c'est mauvaise venerie que de parler trop souvent aux chiens ». Je suis dans son sentiment, et y adjouste du mien le trop sonner hors de temps, le quel gaste les chiens entièrement et les trouble; le bruict ne vaut rien à la chasse, si la meutte ne fait le plus grand bruict, accompagné quelques fois de la voix des veneurs pour secourir les chiens.
Source : Gallica

Jean de Ligniville Les meuttes et veneries de Jean de Ligniville… (1892)

Bref, nous sommes confus en nous-mesmes, sans considérer toutes les actions de nos bons chiens, qui nous advertissent comme nous devons travailler. Enfin nostre chaleur est cause que l'on se plaind quelques fois de nostre art, mais c'est des veneurs bouillants qu'il se faut plaindre et de leur confusion en chassant, et non de la science, qui satisfait ceux qui la recherchent exactement et diligemment, pour servir exactement leurs seigneurs et maistres, ou ceux qui les y obligent, car le veneur ne peut bien travailler, s'il n'a l'esprit libre.
Source : Gallica

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