Yima

Définition et enjeux

André de Guerne,  Les Siècles morts

“ Regorgeait de chevaux et de troupeaux prospères.
Je l’appelai : — Très-pur que ma bonté forma,
Fils de Vivanhao, lumineux Yïma,
Sers-moi ! Premier pasteur, sois mon premier prophète.
Promulgateur choisi de ma Règle parfaite,
Va comme un messager qui propage en tout lieu
La flamme inextinguible et les autels du Feu. —
Mais le pur Yïma me répondit : — Toi-même,
M’as-tu créé gardien de ton œuvre suprême,
O Mazdâ ? Quel vivant défendra désormais
Dans ta création les êtres que j’aimais ?
”
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C.-A. Piétrement,  Revue de linguistique et de philologie comparée

“ Yima donc s’avança à la plus grande clarté du jour, à l’heure de midi, suivant la route que parcourt le soleil. Il entr’ouvrit la terre avec son soc d’or ; il la perça de son aiguillon, parlant ainsi : Sois [moi] favorable, auguste Armaïta ; soulève-toi, étends-toi, en vertu de ma prière, pour porter des troupeaux, des bêtes de trait et des hommes. ”
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C.-A. Piétrement,  Revue de linguistique et de philologie comparée

“ Peu nous importe que Yima ail été d’abord un phénomène naturel devenu dieu, puis roi, ou que ce soit un homme devenu dieu, comme on en a vu tant d’exemples depuis moins de deux mille ans, à Rome et ailleurs. En admettant même comme incontestablement démontré que Yima est un phénomène naturel divinisé, puis transformé en roi par les légendes, on n’aurait pas le droit d’en inférer qu’il n’y a rien d’historique dans quelques-uns des actes qui lui sont attribués. ”
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