Résumé

Pierre De Doyar Réponse aux observations de Mr S. P. Ernst… (1797)

J'accepte volontiers cette espece de défi, et je m'engage à vous montrer que la Religion sinécessaire au bonheur des Etats , si favorable au progrès de l'esprit humain, l'unique source de la vraie morale , et de la saine politique, le plus ferme appui de la Souveraineté, et le principe de tout bien, ne peut sympatiser avec la Déclaration qu'on exige. Je n'entrerois pas dans cette espece de joûte , si l'intérêt de notre Sainte Religion ne m'y forçoit. Mes armes sont trop inégales contre les vôtres. Un vieillard de soixante et dix ans, qui a perdu la mémoire et toute son énergie.
Source : Gallica

Pierre De Doyar Réponse aux observations de Mr S. P. Ernst… (1797)

C'est donc l'indifférence de Religion, système accrédité de nos jours, et qui consiste à soutenir que l'on doit laisser à chaque particulier la liberté de rendre à Dieu tel Culte qu'il lui plaît, ou même de ne lui en rendre aucun, s'il le juge à propos. Mais un Chrétien et sur-tout un Prêtre qui est l'homme de Dieu, peut-il admettre un semblable principe, et voudriez-vous en tirer parti, M., pour autoriser l'acte de Déclaration ?
Source : Gallica

Pierre De Doyar Réponse aux observations de Mr S. P. Ernst… (1797)

Eh ! dès qu'elle tracasse les Ministres du Culte, n'attaque-t-elle pas le Sacerdoce? Ce sont-là des conséquences naturelles qui dérivent nécessairement du principe comme l'effet de la cause. Vous savez vous-même, M., combien les Jacobins sont électrisés et électrisent jusqu'aux mauvais Prêtres, n'est-il pas naturel qu'ils travaillent de concert à l'anéantissement de la Religion, même en accordant une chimérique liberté des Cultes?
Source : Gallica

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