Résumé

Revue des Deux Mondes - Table générale - 1831-1874

De tels écrivains, et tant d’autres qui sont l’honneur des lettres françaises, ont toujours su conserver dans l’œuvre collective l’indépendance de leur talent et leur marque personnelle. Le voisinage de la critique ne pouvait être pour eux une entrave ; il serait même permis de dire qu’ils y ont puisé la force et rencontré la lumière. La Revue a donc entrepris de réconcilier l’imagination et la critique à une époque où la littérature et les arts, atteints comme tout le reste par le contre-coup d’une révolution politique, étaient prêts à se laisser emporter trop loin.
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Il a été bien difficile en tout temps de rapprocher, de concilier la critique et l’imagination. Ouverte aux talens les plus divers dans le domaine de l’imagination, sans distinction d’école, la Revue a soutenu avec fermeté les droits de la critique. Gustave Planche et Sainte-Beuve sont ses témoins. Planche, d’un jugement si sur et d’un caractère si indépendant, Sainte-Beuve, avec sa finesse de goût et son érudition si complète, ont exercé sur la littérature contemporaine une influence décisive.
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Il y a, dans la politique étrangère et même dans la politique intérieure, des questions multiples qui sont indépendantes de la forme du gouvernement et qui ne relèvent que du patriotisme, c’est-à-dire d’un sentiment commun à tous les partis. Ces questions, la Revue s’est appliquée à les traiter en ne s’inspirant que de l’intérêt du pays. Elle a pu dès lors conserver en tout temps la collaboration des écrivains politiques appartenant aux opinions les plus diverses, ouvrir une tribune aux hommes d’état des régimes déchus, et recueillir les voix de l’exil.
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