Claudius Billiet

Résumé

Claudius Billiet La robe rouge. Volume 2 (1839)

Pour lui, l'isola Bella et l'isola Madre, avec leurs toits de fleurs, leurs arbustes précieux, leurs jardins enchantés , leurs palais de fées et leur végétation merveilleuse; pour lui, toutes ces beautés, tout ce luxe d'une nature féconde et riante, tous ces prodiges de l'art ne valaient pas un un souvenir de France et une parole du bon Ambrosio.
Cependant celle cessation complète de tous travaux, ce calme de l'esprit et du coeur que lui avait rendus un retour fervent aux idées religieuses de son enfance, semblaient avoir réveillé quelque peu les forces éteintes d'Arnold.
Source : Gallica

Claudius Billiet La robe rouge. Volume 2 (1839)

Regarde, ami; regarde sur nos têtes : le ciel est si pur ! pas une seule nue n'obscurcit son cristal bleu! Là-bas, sous nos pieds, le lac, bleu aussi, semble sommeiller : pas une vague, pas un bruit, pas même le souffle du vent... Tout ne le parle-t-il donc pas de paix et de calmé, et ne devons-nous pas espérer encore?... Allons,; ami, allons, pauvre et faible enfant, du courage!
— Oui, tout est calme, répondit Arnold : comme loi, j'aimerais ce silence ; mais si c'était celui de la mort, Eveline !
Source : Gallica

Claudius Billiet La robe rouge. Volume 2 (1839)

Arnold ayant porté de nouveau son regard; sur l'onde, qu'on eût dît en, cet instant embrasée par les gerbes de feux de l'astre, s'abaissant plus radieux derrière les cimes chenues du Simplon... Arnold vit les passagers de la barque qui venait d'aborder se diriger de son côté.
Alors son coeur battit avec plus de force ; en proie à une affreuse hallucination, il sentit ses genoux tremblans se dérober sous lui ; il sentit comme un nuage de sang se heurter contre son front, quand il crut reconnaître dans un des étrangers qui s'avançaient le vieux et l'inflexible Duroteau.
Source : Gallica

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