Résumé

Th. Sidari Un amour de sous-lieutenant. Solférina… (1864)

Oh ! comme sa douce voix a vibré délicieusement de mon oreille au coeur !
Elle sait mon nom !. Prononcé par elle, comme il m'a semblé beau, mon nom !. Ce nom, qui le lui a dit ?. Elle pensait donc à moi ?. Elle m'aime, oh ! elle m'aime puisqu'elle a écouté sans colère l'aveu de mon amour. Que d'heures perdues à ne pas oser le lui faire, cet aveu !...
Qu'importe le passé !. l'avenir n'est-il pas a moi ?...
Comme le bonheur m'arrive maintenant à flots et m'inonde !.
Que la nature est belle ! que le ciel est bleu !
Source : Gallica

Th. Sidari Un amour de sous-lieutenant. Solférina… (1864)

Le prestige de son modeste uniforme est assez grand pour n'avoir rien à envier aux autres. Nous
devons bien en convenir, nous cavaliers ; si, à la bataille, nous faisons aussi bien qu'elle, nous ne faisons jamais mieux. Aussi, cette ancienne et absurde rivalité des deux armes n'existe-t-elle plus, Dieu merci ! Ce n'est pas l'éclatant uniforme, mais bien le coeur qui bat dessous que l'on apprécie actuellement.
Au milieu de cette foule bariolée d'uniformes de toutes armes, de tous pays, apparut l'Empereur, le visage aussi calme qu'un jour de revue au Champ de Mars.
Source : Gallica

Th. Sidari Un amour de sous-lieutenant. Solférina… (1864)

La saison des regains étant venue, nous prîmes de nouveau possession de la prairie. La première bête que j'aperçus fut elle-même. Elle accourut au-devant de moi, vint me souffler dans les naseaux, préliminaire d'amitié ou de guerre chez les chevaux, comme chacun le sait.
Je cherchai, dans cette ardente haleine, les voluptueuses sensations d'autrefois, et ne les trouvai pas. Elle me lança un regard dédaigneux et se mit à brouter tranquillement. J'en fis autant.
Une source d'eau limpide formait, dans un des coins de la prairie, un transparent miroir ; j'allai
m'y désaltérer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature