Résumé

Portrait de Alfred de Vigny Alfred de Vigny La vie et la mort du capitaine Renaud… (1867)

OU LA CANNE DE JONC 307
parce que vous y ajoutez le mot : Honneur.
Dès lors, chacun a sa parole et s'y attache comme à sa vie. Le joueur a la sienne, l'estime sacrée, et la garde ; dans le désordre des passions, elle est donnée, reçue, et, toute profane qu'elle est, on la tient saintement. Cette parole est belle partout, et partout consacrée. Ce principe, que l'on peut croire inné, auquel rien n'oblige que l'assentiment intérieur de tous, n'est-il pas surtout d'une souveraine beauté lorsqu'il est exercé par l'homme de guerre !
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Vigny Alfred de Vigny La vie et la mort du capitaine Renaud… (1867)

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— Admirable ! admirable ! dit le capitaine Renaud en marchant plus vite, c'est le mot actuel ; quel mot puéril ! Je déteste l'admiration ; c'est le principe de trop de mauvaises actions. On la donne à trop bon marché à présent, et à tout le monde, nous devons bien nous garder d'admirer légèrement.
L'admiration est corrompue et corruptrice. On doit bien faire pour soi-même, et non pour le bruit.
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Vigny Alfred de Vigny La vie et la mort du capitaine Renaud… (1867)

H.
198 LE CAPITAINE RENAUD
sentis que cela était impossible. — Il y a dans les actions honteuses quelque chose d'empoisonné qui se fait sentir aux lèvres d'un homme de coeur sitôt qu'il touche les bords du vase de perdition. Il ne peut même pas y goûter sans être prêt à en mourir. — Quand je vis ce que j'allais faire et que j'allais manquer à ma parole, il me prit une telle épouvante que je crus que j'étais devenu fou.
Source : Gallica

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