Pierre-Camille Bouchet, La Vie et le procès du général Mouton-Duvernet… (1844)
“ Vive l'Empereur ! qu'à cette énergique protestation le comte d'Artois s'était écrié : Tout est perdu ! et qu'il avait quitté Lyon en toute hâte, escorté d'un seul gendarme. Les notabilités de toutes les classes de la seconde ville du royaume s'étaient rassemblées pour recevoir l'Empereur ; un nombreux état-major se disposait à aller au-devant de lui, Mouton s'y joignit. Tout n'était-il pas perdu pour la famille des Bourbons ? Le comte d'Artois en fuyant Lyon ne l'avait-il pas reconnu lui-même ? Le peuple proclamait l'Empereur; la guerre civile menaçait encore notre malheureuse patrie. ”
