Résumé

Pierre-Camille Bouchet La Vie et le procès du général Mouton-Duvernet… (1844)

Vive l'Empereur ! qu'à cette énergique protestation le comte d'Artois s'était écrié : Tout est perdu ! et qu'il avait quitté Lyon en toute hâte, escorté d'un seul gendarme. Les notabilités de toutes les classes de la seconde ville du royaume s'étaient rassemblées pour recevoir l'Empereur ; un nombreux état-major se disposait à aller au-devant de lui, Mouton s'y joignit. Tout n'était-il pas perdu pour la famille des Bourbons ? Le comte d'Artois en fuyant Lyon ne l'avait-il pas reconnu lui-même ? Le peuple proclamait l'Empereur; la guerre civile menaçait encore notre malheureuse patrie.
Source : Gallica

Pierre-Camille Bouchet La Vie et le procès du général Mouton-Duvernet… (1844)

Honte à ces hommes qui, au milieu des divisions intestines dont fut déchiré notre malheureux pays, ont trouvé un sujet de réjouissance publique dans ces actes de vengeance exercés par un parti vainqueur sur un parti vaincu. Jamais chez eux n'exista le sentiment patriotique, car avec lui ce sentiment entraîne celui de la fraternité !
Telle fut la fin de Mouton , bon soldat, grand capitaine; la République et l'Empire le virent toujours dévoué au pays et prêt à verser son sang pour lui.
Source : Gallica

Pierre-Camille Bouchet La Vie et le procès du général Mouton-Duvernet… (1844)

Quelques années plus tôt, Mouton fait général, nous aurions un grand nom de plus dans nos phases guerrières; il arriva trop tard et n'acquit qu'une gloire incomplète. Mais la mort est venue lui donner la place que le sort semblait lui disputer, car son sang a marqué d'une manière ineffaçable une époque de notre histoire. Aux vengeances royales il faut de grandes victimes; Mouton fut choisi; ce choix doit le grandir à nos yeux : quand l'orage éclate, il frappe les sommets.
Source : Gallica

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