Résumé

André Sagnier Aux Parisiens de Paris. Entre deux barricades… (1886)

Sus aux princes ! qui est devenu le cri de quart.
Et, pendant qu'on pourchasse ainsi la liberté de conscience et la liberté individuelle sans perdre une minute, les billets de banque s'ajoutent aux gros sous dans la caisse de l' Intransigeant pour des grévistes par persuasion (2) ; ses rédacteurs proclament le drapeau rouge comme le drapeau de la République française, et les aboyeurs du Cri du Peuple font, en réunion publique, appel au « fusil libérateur » contre la bourgeoisie, ce bouc émissaire chargé de tous les péchés d'Israël par les Drumont comme par les Guesde.
Source : Gallica

André Sagnier Aux Parisiens de Paris. Entre deux barricades… (1886)

Là n'est pas la question. La République, malgré les fautes répétées de ses chefs, est restée et restera notre gouvernement de prédilection, gouvernement aussi perfectible que la monarchie la plus constitutionnelle.
Ce qui est vrai et ce que l'histoire ne saura trop répéter, c'est qu'en 1871 la République a été illogique vis-à-vis des Parisiens et de leur gouvernement insurrectionnel, comme la Commune a été déloyale vis-à-vis
— 5 — de ses électeurs et de la France, en se faisant belligérante sans mandat et en arborant le drapeau rouge contre le drapeau tricolore.
Source : Gallica

André Sagnier Aux Parisiens de Paris. Entre deux barricades… (1886)

Il est bon de remarquer en passant que les Parisiens n'ont jamais adhéré volontairement à la Commune. Ils l'ont subie avec résignation, vis-à-vis de la lâcheté du gouvernement régulier, comme un mal nécessaire, avec lequel on est obligé de compter, mais ils ne lui ont jamais donné leur appui moral. Cela est si vrai que, malgré la paie quotidienne, elle na jamais pu mettre plus de 10,000 soldats en ligne, sur 400,000 gardes nationaux.
(3) Autonomie absolue de l'arrondissement, et par suite neutralité exclusive dans tous événements politiques.
Source : Gallica

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