Résumé

Une page d'histoire contemporaine… (1897)

Comme je rentrais, muni enfin d'un sabre que je venais d'acheter chez Lepage, un convoi d'armes, escorté par des fédérés à pied et des garibaldiens à cheval, passa devant le Grand-Hôtel. J'observai qu'à la faveur de la nuit, la garnison de la place Vendôme avait poussé ses sentinelles jusqu'au boulevard, à l'extrémité des rues de la Paix et Neuve-Saint-Augustin. Ce progrès dans les approches de l'ennemi constituait pour nous une menace.
Source : Gallica

Une page d'histoire contemporaine… (1897)

Je devinai bientôt à ses confidences embarrassées, qu'il n'était mu dans sa démarche, ni par un simple intérêt de curiosité, ni par l'intention de prendre part à notre besogne militaire ; l'entretien se prolongea jusqu'à ce que le colonel s'approchant, déclara à M. de Hauranne que la garde nationale tiendrait au Grand-Hôtel aussi longtemps que cela lui serait matériellement possible; peu après, un bruit incroyable se répandit: les maires de Paris avaient été vus fraternisant avec le Comité central...
Source : Gallica

Une page d'histoire contemporaine… (1897)

Vers 1 heure de l'après-midi, des bataillons du Comité s'étaient présentés, avec du canon et des mitrailleuses, pour occuper la mairie du Louvre. Des fédérés avaient garni la colonnade; une collision était imminente ; un coup de fusil tiré par mégarde et le sang aurait coulé à flots. Toutefois, devant l'attitude résolue du bataillon et demi d'hommes d'ordre qu'ils avaient devant eux, les factieux s'arrêtèrent. On parlementa. Désespérant de pouvoir emporter la mairie de vive force, les délégués du Comité demandaient que la garnison en fût composée, par moitié, de gardes des deux partis.
Source : Gallica

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