Barthélémy Saint-Marc Girardin, La capitulation de Metz (1871)
“ Sortir de Metz et abriter dans les Vosges la grande armée nationale de la France, prêter ainsi à son pays une nouvelle autorité pour demander une paix honorable ou pour déclarer une guerre implacable, voilà, certes, une perspective digne d'inspirer un homme. Ce plan si simple n'apparut pas cependant aux yeux du maréchal, ou, s'il lui apparut, son habileté le dédaigna. Le maréchal attendit. Il voulut jouer au plus fin avec les événements, et il perdit la partie, ainsi qu'il arrive en pareil cas quand on est pris dans ses propres filets et qu'on devient la dupe de ses propres finesses. ”
