Barthélémy Saint-Marc Girardin

Résumé

Barthélémy Saint-Marc Girardin La capitulation de Metz (1871)

Sortir de Metz et abriter dans les Vosges la grande armée nationale de la France, prêter ainsi à son pays une nouvelle autorité pour demander une paix honorable ou pour déclarer une guerre implacable, voilà, certes, une perspective digne d'inspirer un homme.
Ce plan si simple n'apparut pas cependant aux yeux du maréchal, ou, s'il lui apparut, son habileté le dédaigna. Le maréchal attendit. Il voulut jouer au plus fin avec les événements, et il perdit
la partie, ainsi qu'il arrive en pareil cas quand on est pris dans ses propres filets et qu'on devient la dupe de ses propres finesses.
Source : Gallica

Barthélémy Saint-Marc Girardin La capitulation de Metz (1871)

On connut alors la réalité des choses : la capitulation de l'armée et la captivité de l'empereur. Nous n'avons garde ici de prononcer un jugement téméraire sur ce qui se passa dans l'âme de chacun à la nouvelle de ce premier grand désastre de nos armes. Ce que nous pouvons dire en toute impartialité, c'est que la défaite nationale frappa bien plus vivement l'esprit de chacun que la fin de l'empire. La chute impériale était chose déjà faite dans l'esprit de tout le monde.
Source : Gallica

Barthélémy Saint-Marc Girardin La capitulation de Metz (1871)

Du 19 août jusqu'au jour où parvint la première nouvelle de la catastrophe de Sedan, c'est-à-dire jusqu'au 5 septembre, se place une seconde période d'un caractère singulier. Insignifiante en apparence, elle fut cependant de la plus haute importance, et, à y regarder de près, elle détermina la gravité inouïe des événements. Si nous ne nous trompons pas, le sort de la patrie s'y décida,
comme, hélas !
Source : Gallica

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