Résumé

Adolphe Morillon L'approvisionnement de Paris en temps de guerre… (1888)

On avait pensé à donner à M. Magnin une sorte de dictature sur les subsistances ; mais il vit bien vite que cela était impossible, à cause des Maires d'arrondissement. Ils n'étaient pas tout puissants, comme l'avaient été, à d'autres époques, les curés de Paris et les Seize ; mais comme il s'agissait de déposséder la ville dans un moment de famine, et qu'ils déclaraient ne pouvoir y consentir sans dangers pour la paix publique, il fallut bien conserver le partage des attributions.
Source : Gallica

Adolphe Morillon L'approvisionnement de Paris en temps de guerre… (1888)

Il ne s'agit pas de retirer aux maires la faculté de taxer le pain et la viande qu'ils tiennent de la loi
des 19-22 juillet 1791, mais de se conformer à la nature des choses dans un cas particulier: de ne pas retomber dans les incohérences de 1870, où l'on a vu tout à la fois le pain taxé par le maire de Paris en vertu de la loi de 1791, la viande taxée par le ministre du Commerce en violation de la même loi, le sucre et le charbon taxés par le préfet de la Seine sans droit ni autorisation d'aucune sorte.
L'unité est indispensable.
Source : Gallica

Adolphe Morillon L'approvisionnement de Paris en temps de guerre… (1888)

Il est vrai que, pour garder les vaches, il fallait du fourrage. Mais, nous avons vu, le 11 Novembre, un décret lever la réquisition du fourrage, attendu que l'existence du bétail était assurée. Donc, si ces vaches, si précieuses pour les malheureux bébés qui mouraient alors par milliers, manquaient d'alimentation, le ministère, qui en avait trop, n'avait qu'à leur en donner, déclarées ou non.
La vérité est qu'on voulait se procurer de la viande de boucherie.
Source : Gallica

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