Résumé

De la politique de parti. (Décembre… (1831)

Certes, je ne nie pas que cette idéale royauté ne soit une création originale ; elle est comme une image fantastique où l'esprit de M. de Chateaubriand se reproduit tout entier : l'ouvrier a fait l'oeuvre à sa ressemblance. En elle et en lui fermentent comme au hasard les caprices d'artiste, les rêves politiques, les élans vers l'avenir, les retours au passé, les aperçus ingénieux, les vérités hardiment conçues, les paradoxes étrangement établis, les faussetés finement déguisées, merveilleux pêle-mêle qui donne tant de vivacité, tant de prestige à sa polémique.
Source : Gallica

De la politique de parti. (Décembre… (1831)

Car si le mobile d'un parti est pris dans ses passions à lui, le mobile du gouvenement ne doit se tirer que des intérêts généraux. Pour se réaliser d'ailleurs, les idées sont tenues de capituler avec chaque fait, comme avec un ennemi qui ne se laissera pas prendre de force. Non pas certes qu'on ne puisse gouverner en imposant aux gouvernés ses propres passions politiques, ses conceptions absolues.
Source : Gallica

De la politique de parti. (Décembre… (1831)

M. de Châteaubriand n'est pas de ces hommes dont toute la puissance morale gît dans les idées ; lui s'empare des esprits, moins peut-être par ce qu'il dit que par ce qu'il est; depuis long-temps il s'est donné une sorte d'individualité théâtrale que l'on doit compter pour moitié dans l'effet de ses écrits : il n'a pas toujours l'assentiment des lecteurs; il ne les fait pas entrer en communauté de ses convictions ; eux et lui ne sympathisent pas avec les mêmes doctrines : mais eux s'émeuvent de l'émotion que lui exprime ; ce sont des coeurs qui battent ensemble.
Source : Gallica

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