Résumé

La Concorde par G. Tournade (1876)

Nous serons à l'avenir digne de notre beau nom de Français, Francs, par notre amour pour la vérité, par la loyauté et la franchise de nos relations avec les nations étrangères. En vain traiterait-on d'utopie l'idée d'une politique au grand jour, n'ayant plus ni mystères, ni embûches, c'est la seule qui soit digne d'un peuple vraiment libre. Nous nous attacherons à rendre notre patrie respectée par notre organisation intérieure, en même temps qu'à force de justice et de bonne foi, nous contraindrons les rois eux-mêmes à aimer la France et la liberté.
Source : Gallica

La Concorde par G. Tournade (1876)

De même, pour établir solidement la liberté en France, n'épargnez ni le temps, ni la peine ; ne vous laissez distraire d'une oeuvre si grande et si belle, ni par l'amour, ni par la haine, ni par la crainte. Vous planterez ainsi, non plus un arbre mort, mais un arbre aux fortes et vivaces racines, aux rameaux verdoyants se balançant dans les airs et abritant un peuple heureux.
Oui, j'en ai l'espérance, la France va sortir plus noble et plus grande de ses dernières épreuves. Ce pays que Dieu a fait si doux et si beau va connaître le bonheur qu'il a si rarement entrevu.
Source : Gallica

La Concorde par G. Tournade (1876)

Républicains victorieux, c'est surtout à vous qu'est remis le salut de tous ; c'est à votre modération, à votre sagesse et à votre justice. Deux routes s'ouvrent devant vous : satisfaire vos rancunes et perdre la République, oublier ce qui fut fait contre vous et la rendre éternelle. Vous saurez sans doute abandonner la vengeance pour conserver la victoire !
Avant tout, rêpudiez ce funeste sophisme : la fin justifie les moyens. Vous ne produirez point la lumière avec la nuit, la vérité avec le mensonge, le bien avec le mal.
Source : Gallica

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