Résumé

A la mémoire des gardes mobiles du 4e bataillon de l'Ain morts à Paris pendant le siége… (1871)

Considérez celte pauvre France, tantôt foulée par le talon de la boite d'un vainqueur implacable, tantôt déchirée par ses propres enfants; voyez-la enveloppée
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d'un long manteau de deuil, semblable à Rachel, elle pleure le jour et la nuit sur ses enfants morts dans la lutte ou traînés en captivité ; Plurans ploravit nocte, quia non sunt.
Vous la consolerez, Messieurs ; le sang des martyrs, disait un de nos illustres apologistes, était une semence de chrétiens: sanguis martyrum semen christianorum ; le sang de nos braves sera une semence de Français, mais de vrais Français.
Source : Gallica

A la mémoire des gardes mobiles du 4e bataillon de l'Ain morts à Paris pendant le siége… (1871)

A cette condition, la France se relèvera, parce qu'elle retrouvera cette source de vie que, depuis plus d'un demi siècle on cherche à lui ravir: la foi. Qui credit in me etiamsi mortuus fuerit, vivet.
L'histoire est là pour l'attester, Messieurs, notre France a été entée sur le catholicisme; sur le grand arbre de la religion elle est devenue un rameau puissant, ce sera son éternelle gloire ; eh bien ! cette gloire qui nous est si chère, elle s'est obscurcie ; à nous, Messieurs, à vous, aussi chrétiens que braves, à vous de la faire revivre.
Source : Gallica

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