Résumé

Jean-Baptiste L'Ecuy Discours pour l'anniversaire du couronnement et de la bataille d'Austerlitz… (1813)

Il
sait qu'un peuple sans culte est moins une nation qu'une horde qu'aucun frein ne retient, qu'un amas confus d'hommes que n'unit entre eux aucun lien solide. Il relève les autels abattus , il rend à la religion son utile influence ; il use du suprême pouvoir avec tant de sagesse, qu'un vœu général se prononce pour qu'il soit affermi dans ses mains ; il conçoit, il mûrit le plan d'un empire nouveau ; la nation applaudit à cette grande idée : il vient dans ce temple recevoir l'onction sacrée, et ceindre son front du bandeau impérial.
Source : Gallica

Jean-Baptiste L'Ecuy Discours pour l'anniversaire du couronnement et de la bataille d'Austerlitz… (1813)

Cette religion ne sert-elle point l'Etat, quand elle apprend au malheureux à reconnoître la volonté de Dieu dans la distribution des biens de ce monde, quand elle lui ordonne de voir sans jalousie et de respecter ce partage inégal, mais nécessaire, des richesses, du pouvoir, du rang , du crédit, des honneurs, contre lequel ne seroit que trop portée à se roidir la raison abandonnée à elle-même, et, vous le savez, Messieurs, qu'a osé plus d'une fois attaquer une popularité imprudente ou intéressée, non sans d'extrêmes dangers pour l'ordre social ?
Source : Gallica

Jean-Baptiste L'Ecuy Discours pour l'anniversaire du couronnement et de la bataille d'Austerlitz… (1813)

Telle est, Messieurs, la religion que nous professons et que nous enseignons. Elle recommande l'obéissance aux lois, l'amour du prince, la soumission à ses ordres, le zèle des intérêts de la patrie. Elle veut qu'on sacrifie tout au bien , au besoin, à la défense de l'Etat ; sa fortune, sa personne jusqu'à sa propre vie.
Source : Gallica

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