Résumé

Adolphe Teissier Du Pouvoir et de l'obéissance en politique… (1866)

Il est donc vrai que l'autorité souveraine est une émanation réelle de l'autorité divine. Aussi, la religion placet-elle le monarque immédiatement après Dieu.
Faire du devoir des sujets un acte de religion, n'est pas transférer à la créature le culte dû seulement au Créateur, c'est affermir, c'est épurer, c'est ennoblir l'obéissance ; l'incrédulité la rend incertaine et flottante, mais la religion, qui lui donne un motif si grand, en fait l'appui le plus ferme de l'ordre public. La religion met l'ordre dans la société, parce que, seule, elle donne la raison du pouvoir et des devoirs.
Source : Gallica

Adolphe Teissier Du Pouvoir et de l'obéissance en politique… (1866)

L'autorité est justifiée, l'obéissance ennoblie, et l'homme, qui comprend ses devoirs, doit craindre de commander, et s'honorer d'obéir.
Avec cette idée sublime que le prince est le ministre de Dieu pour notre bien, et l'exécuteur de sa vengeance à l'égard de celui qui fait le mal, la justice désarme la force; le faible et le pauvre trouvent appui et protection contre les iniques oppresseurs ; la vile tyrannie des passions est remplacée par le noble empire de la conscience.
Source : Gallica

Adolphe Teissier Du Pouvoir et de l'obéissance en politique… (1866)

Le chrétien n'obéit pas seulement au pouvoir, il l'aime parce qu'il émane de la Divinité, et qu'il est, dans la société, son image et son représentant. Cet amour réciproque, fruit d'un échange d'obéissance et de bienfaits, devient la plus solide sauvegarde de la stabilité des gouvernements et de la félicité des peuples. La doctrine qui affermit le pouvoir, est aussi celle qui le tempère et l'adoucit. Le pouvoir social est la puissance paternelle dans la société.
Source : Gallica

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