Résumé

Le Catéchisme royaliste (1872)

La liberté ne donne pas plus au peuple le droit de commander aux hommes. Jamais les volontés libres d'un peuple ne pourront devenir une loi, ni commander quelque chose. Comment la volonté de mon semblable, ou toutes les volontés d'un peuple auraient-elles sur moi quelque droit? Comment me feraient-elles une obligation morale? Ce qui m'oblige, ce ne sont pas les volontés des autres, c'est la raison et c'est la justice. Voilà mon unique maître, et non le peuple. La volonté ne commande que par la raison. Commander ne consiste pas à vouloir, mais à vouloir ce qui est juste.
Source : Gallica

Le Catéchisme royaliste (1872)

Un gouvernement qui se rattache à Dieu, et qui représente le vrai droit, agit autour de lui selon les principes auxquels il tient lui-même. Par là il rend à chaque chose sa place et son droit; il assure à la famille, à la propriété, à la religion, ou à l'individu ce qui leur appartient. L'honneur est plus grand, le sentiment du devoir plus fort, le droit plus respecté. Sous un régime essentiellement juste, la justice règne entre les citoyens comme entre les classes.
Source : Gallica

Le Catéchisme royaliste (1872)

R. Si le roi lui commandait un acte mauvais en lui-même, c'est-à-dire contraire à la loi de Dieu, ou à l'intérêt des autres citoyens, ce citoyen ne pourrait obéir.
D. La nation a-t-elle le droit de se révolter contre le roi?
R. Tant que le roi n'impose rien d'excessif ou de mauvais il vaut mieux, pour sauver l'autorité du roi, nécessaire à l'ordre général, supporter son injustice. La révolte est juste, quand le bien est clairement en péril. Le roi ne peut être obéi dans tout ce qui blesse la conscience d'un peuple, ou la conscience d'un citoyen.
Source : Gallica

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