André Sagnier

Résumé

André Sagnier Le contrat social de l'avenir… (1871)

La volonté générale doit donc seule diriger l'État, elle seule peut conduire à l'impartialité et par suite à l'égalité, tandis que la volonté de quelques uns ne peut s'accorder avec elle. Aussitôt qu'un peuple admet la volonté d'un seul — monarchie — ou la volonté de quelques uns — oligarchie — il fait abnégation de son pouvoir et ne tarde pas à tomber en esclavage.
La souveraineté d'un gouvernement doit être indivisible; mais cette souveraineté n'a de raison d'être qu'autant qu'elle est générale et qu'elle appartient au peuple tout entier.
Source : Gallica

André Sagnier Le contrat social de l'avenir… (1871)

Un ordre peut être donné par une puissance collective, mais l'exécution ne peut s'effectuer que par un seul, ou au moins par un groupe restreint, ayant les connaissances nécessaires à la fonction à laquelle il est appelé. Il est donc indispensable que le peuple ait des agents ou ministres pour exécuter les ordres qu'il donne, les lois qu'il décrète. Le corps exécutif doit donc avoir l'exercice de la puissance executive.
De plus, à côté du pouvoir législatif et exécutif, il en faut un troisième : c'est le corps légiférant. Le peuple veut toujours le bien, mais la raison lui fait souvent défaut
Source : Gallica

André Sagnier Le contrat social de l'avenir… (1871)

Toute loi votée doit avoir pour base l'égalité, sinon cette loi n'en est pas une, puisqu'elle exclue du corps social une fraction de ses membres et que sans égalité, il n'y a pas de liberté possible. Nous n'ignorons pas qu'il est difficile, dans un état politique, de maintenir sur un plan constamment horizontal le niveau égalitaire , que la puissance et la richesse aident constamment à la dérivation.
Source : Gallica

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