Émile Bouchotte

Résumé

Émile Bouchotte Le Maire de Metz (É. Bouchotte… (1830)

Si des principes nous passons aux applications, nous demanderons ce qu'ont de si dangereux nos doctrines, pour soulever contre nous tarit de monde.
Nous reconnaissons avec le Gouvernement la souveraineté du peuple, c'est-à-dire, que l'opinion du plus grand nombre doit triompher : c'est reconnaître implicitement que l'opinion du plus petit nombre doit se soumettre ; que les plus faibles n'ayant aucune chance de dominer par la violence, il y aurait crime pour eux de le tenter, car c'est un crime que de faire inutilement couler le sang des hommes.
Source : Gallica

Émile Bouchotte Le Maire de Metz (É. Bouchotte… (1830)

Pour arriver à ce résultat si désirable, est-ce à la classe riche et instruite que nous devons nous adresser. Non sans doute, ce n'est pas elle qui réclame notre attention, mais bien cette classe qui est la plus pauvre et la plus nombreuse, cette classe essentiellement populaire dont nous voulons élever chaque individu à la dignité de citoyen français. Ce n'est donc point pour masquer nos pensées, que nous nous sommes appelés société populaire, mais pour être en tout point d'accord avec la vérité.
Source : Gallica

Émile Bouchotte Le Maire de Metz (É. Bouchotte… (1830)

Et comme il faut toujours Craindre de détruire ou d'éloigner cette vérité, toute opinion doit avoir le droit de se manifester.
Nous ne réclamons pas autre chose. Nous ne prétendons pas imposer nos opinions, mais seulement les manifester. Dire les vérités que nous croyons utiles, et si elles ne sont pas écoutées, suivre l'humanité dans tous les détours qu'elle fait pour chercher la vérité, telle est notre pensée; nous marcherons avec l'humanité sans jamais nous lasser de lui montrer le chemin qui nous semble le plus
Source : Gallica

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