Résumé

De l'abus des mots ; funeste influence de cet abus… (1848)

Et, s'il arrive que ces besoins, que ces intérêts généraux soient compromis, qu'un Gouvernement représentatif ou populaire devenu pervers, despotique, trahisse ces grands intérêts, alors les moindres soulèvements peuvent devenir les plus graves, le Gouvernement peut être renversé ; ainsi, un peuple éclairé et fort manifeste aussi sa puissance! Dans des circonstances aussi critiques, l'agitation, les bouleversements devenant une nécessité, les bons citoyens ne sont pas libres de ne pas y prendre part, car c'est leur devoir pour que l'agitation tourne à bien et que le calme, l'ordre renaissent.
Source : Gallica

De l'abus des mots ; funeste influence de cet abus… (1848)

Le peuple a fourni assez de preuves qu'il ne veut plus, qu'il ne peut plus supporter le despotisme ; et, par sa modération, par le bon sens, par la raison qui le distinguent, par l'esprit de justice qui l'anime, il a montré de plus que la corruption, quelque grands que soient les ravages qu'elle avait déjà faits sous le gouvernement déchu, ne l'a pas atteint et qu'il est vraiment digne de la liberté.
Source : Gallica

De l'abus des mots ; funeste influence de cet abus… (1848)

Pour rendre l'anarchie impossible, tous les bons citoyens s'accordent à reconnaître qu'il ne faut ni exaltation outrée, ni prétentions qui ne soient fondées en raison, ni entraînement inconsidéré, et que surtout il importe, au plus haut degré, de bien s'entendre. J'ai dit que l'abus des mots pouvait avoir une funeste influence, tel est l'abus qu'on peut faire des mots : souveraineté du peuple, volonté générale ; Rousseau, dans son Contrat social, consacré plusieurs chapitres à ces mots qui ont tant contribué à égarer les assemblées populaires et la convention nationale
Source : Gallica

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