Résumé

Réponse aux lettres de MM. Molinos et A. C.… (1871)

En effet, de même qu'une majorité de hasard ne pourrait ni changer une vérité scientifique, ni imposer des idées absurdes, de même elle n'a pas le pouvoir d'arracher les biens, d'ôter la vie, de faire du droit.
L'Autorité, qui est le droit de commander aux autres, ne saurait, non plus qu'un droit quelconque, résulter d'un fait purement humain. Comme tout ce qui est essentiellement nécessaire à l'existence des Sociétés, elle a son origine dans le droit naturel.
Source : Gallica

Réponse aux lettres de MM. Molinos et A. C.… (1871)

Le principe d'hérédité, résultant de conditions telles que les hommes ne peuvent les contester, est plus stable, partant plus propre à assurer l'ordre où — ce qui est la même chose — le progrès.
Et qu'on ne craigne pas de détruire la liberté, en plaçant si haut le principe d'autorité. Ne voyons-nous pas un républicain rouge mais sincère, M. Langlois, député de Paris, forcé de reconnaître à la tribune que l'Assemblée de Versailles, qui est aux trois quarts monarchiste ou légitimiste, est « l'Assemblée la plus libérale qui ait existé en France (2) . »
Source : Gallica

Réponse aux lettres de MM. Molinos et A. C.… (1871)

Afin que ces diverses fonctions civiles soient respectées, il faut qu'une autorité supérieure leur communique sa force et son prestige, comme le soleil sa lumière aux planètes. Il est donc nécessaire que le Pouvoir suprême ait une origine plus haute que celle des pouvoirs subordonnés, et, pour cela, il doit être placé au-dessus des compétitions et des votes.
De quel droit, en effet, l'homme choisi par quelques-uns, s'imposerait-il à tous? Celui qui ne l'aura pas élu, ne le reconnaîtra pas !
Source : Gallica

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