Résumé

Émile Riban Essai de catéchisme libéral à l'usage des conscrits de la politique… (1869)

L'autorité a ainsi une double mission. Elle empêche tout citoyen de nuire à autrui. Elle empêche autrui de se faire justice lui-même.
Vouloir la liberté, c'est donc vouloir l'autorité?
Incontestablement. Cette vérité ne saurait même être trop mise en lumière. On a tant abusé, d'une part, de ce grand nom de liberté. On a tant calomnié, d'autre part, les véritables amis de la liberté, que la confusion s'est faite dans beaucoup d'esprits, et qu'il faut proclamer bien haut que tout homme vraiment libéral est, par la force de la logique, partisan du principe d'autorité.
Source : Gallica

Émile Riban Essai de catéchisme libéral à l'usage des conscrits de la politique… (1869)

Ce pouvoir, élu par la nation, renouvelé par la nation, est, on peut le dire, la nation elle-même, non pas la nation d'une époque, mais la nation de toutes les époques.
Les représentants du peuple succédant aux représentants du peuple, de même que les générations succèdent aux générations, et les idées politiques aux idées politiques, on peut proclamer que le pouvoir législatif est la volonté du peuple en permanence.
Source : Gallica

Émile Riban Essai de catéchisme libéral à l'usage des conscrits de la politique… (1869)

Quand la volonté nationale est une volonté éclairée, et que cette volonté est en permanence, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire ne jouent qu'un rôle secondaire dans une constitution politique.
Le pouvoir législatif absorbera peut-être un jour tous les autres pouvoirs. Que nous importe qu'il les laisse subsister, pouvu qu'il les domine.
Source : Gallica

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