Émile Riban,  Essai de catéchisme libéral à l'usage des conscrits de la politique… (1869)

“ L'autorité a ainsi une double mission. Elle empêche tout citoyen de nuire à autrui. Elle empêche autrui de se faire justice lui-même.
Vouloir la liberté, c'est donc vouloir l'autorité?
Incontestablement. Cette vérité ne saurait même être trop mise en lumière. On a tant abusé, d'une part, de ce grand nom de liberté. On a tant calomnié, d'autre part, les véritables amis de la liberté, que la confusion s'est faite dans beaucoup d'esprits, et qu'il faut proclamer bien haut que tout homme vraiment libéral est, par la force de la logique, partisan du principe d'autorité.
”
Source : Gallica

Émile Riban,  Lettre à M. Grévy au sujet d'une constitution définitive de la République française (1873)

“ Êtes-vous toujours d'avis qu'une Constitution ayant pour base une Assemblée unique, renouvelable annuellement par fractions, nommant, surveillant, destituant le pouvoir exécutif, c'est-à-dire une Assemblée qui se trouverait être à la fois, en politique, la pensée et l'action, le moteur et le régulateur, le législateur qui fait les lois et le magistrat qui les exécute, qu'une telle Constitution, dis-je, soit actuellement possible en France, ou dans toute autre grande nation de l'Europe ? ”
Source : Gallica

Émile Riban,  Essai de catéchisme libéral à l'usage des conscrits de la politique… (1869)

“ Ce pouvoir, élu par la nation, renouvelé par la nation, est, on peut le dire, la nation elle-même, non pas la nation d'une époque, mais la nation de toutes les époques.
Les représentants du peuple succédant aux représentants du peuple, de même que les générations succèdent aux générations, et les idées politiques aux idées politiques, on peut proclamer que le pouvoir législatif est la volonté du peuple en permanence.
”
Source : Gallica

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