Résumé

Pensées d'un électeur (1829)

Loin de nous la pensée de conseiller une révolution ! Ceux qui la commencent ne la dirigent ni ne l'achèvent ; mais nous voyons avec douleur et inquiétude une classe de citoyens investie par les lois ou par le silence des lois d'une tyrannie intolérable à une nation qui connaît les principes d'une sage et véritable liberté.
Nous pensons qu'il est de l'intérêt de l'état, qu'il est juste et équitable que les suffrages ne soient pas comptés, mais pesés : car les fortunes médiocres, les petites passions, l'inexpérience, ne doivent pas l'emporter sur l'indépendance, sur les lumières et la sagesse.
Source : Gallica

Pensées d'un électeur (1829)

La liberté illimitée n'est autre chose que la licence.
La licence est le fléau, l'effroi des bons citoyens, tandis qu'elle assure aux méchans l'impunité.
La presse affranchie de toute censure est le joug le plus humiliant, la tyrannie la plus odieuse que l'on puisse imposer à une nation sensible à l'honneur.
Avec elle toute célébrité est funeste, toute supériorité vulnérable ; l'obscurité même la plus profonde ne préserve pas de ses atteintes
Source : Gallica

Pensées d'un électeur (1829)

Enfin ce mode d'élection n'est pas nouveau, il fut adopté par le premier peuple du monde, tant dans la formation de ses tribus que de ses centuries; et, d'après l'opinion de tous les hommes éclairés, il contribua puissamment à sa prospérité et à sa gloire.
Je ne proposerai qu'une seule déviation à la Charte, mais seulement pendant dix ans et à titre d'essai : l'élection à trente ans. Il est tellement impossible qu'une loi si importante sorte d'un seul jet, qu'il serait peut-être sage de tenter une nouveauté sur laquelle l'expérience seule peut fixer l'opinion.
Source : Gallica

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