Résumé

Le récit d'un songe , par Charles Desbans (1884)

Or, la libre disposition, pour un peuple, de la puissance publique est assurément la plus intime satisfaction et le plus haut degré de dignité qu'il puisse atteindre, puisqu'il lui assure la plus grande somme de sécurité qu'il puisse désirer. C'est la liberté commune qui fait la liberté de chacun. C'est ce qu'on appelle dans les sociétés la liberté politique, de laquelle découlent toutes les autres. Sa qualification gouvernementale est celle de puissance nationale.
Source : Gallica

Le récit d'un songe , par Charles Desbans (1884)

En montant sur le trône, vous seriez tenu, Prince, d'abandonner au domaine de l'Etat, à titre irrévocable, tous vos biens personnels, et cela en vertu de l'ancien droit public français, auquel se sont soumis votre aïeul Henri IV et tous les rois ses successeurs. Vous ne pourriez vous écarter de cette règle fondamentale, sans porter une grave atteinte à cette sainte et politique union de la couronne avec la nation qui a été la seule vraie force et la seule justification de l'hérédité.
Source : Gallica

Le récit d'un songe , par Charles Desbans (1884)

Accessible à toutes les ambitions elle devient facilement une lutte dans laquelle il n'entre en jeu que des intérêts personnels. La diffusion et la compétition des pouvoirs sont ses deux plus graves inconvénients.
La monarchie élective, à vie, est aussi une des formes de la liberté, mais incontestablement supérieure à l'autre, en ce que en elle se trouve l'unification des pouvoirs et une autorité impersonnelle représentant la puissance publique. Elle a la stabilité, la sécurité ; elle contient et protège ; elle est, à proprement parler, le coeur et l'âme de la nation.
Source : Gallica

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