Résumé

Devoirs religieux et politiques dans les temps d'anarchie (1831)

Si la violence contraint à en agir autrement, il faut du moins protester aussi clairement qu'on le peut des intentions que l'on conserve en sa conscience. Mais jamais aucune circonstance ne rend licite l'acte de prendre part à des combats pour le maintien d'un pouvoir d'anarchie. Car, comme le chrétien, en présence de brigands qui lui demandent la bourse ou la vie et sont en disposition irrésistible de lui arracher l'une et l'autre, peut sans crime leur livrer son argent, mais non point participer à leurs vols ou à leurs assassinats
Source : Gallica

Devoirs religieux et politiques dans les temps d'anarchie (1831)

Distinction entre les pouvoirs de droit et les pouvoirs de force.
Si, en donnant au genre humain la terre pour domaine, le Souverain des êtres était resté silencieux dans les profondeurs de l'éternité, le droit, la justice, toute la morale, serait une vaine fiction. L'homme, comme la brute, n'aurait à se soumettre qu|aux seules lois de la force; et encore pourrait-il s'y soustraire impunément par le suicide. Alors la souveraineté générale et perpétuelle des peuples serait un dogme universel ; car toujours une population est plus forte que le chef qui la gouverne.
Source : Gallica

Devoirs religieux et politiques dans les temps d'anarchie (1831)

Si, comme on le prétend, l'obéissance à tous les gouvernemens était un devoir imposé de Dieu, cet immuable législateur eût-il jamais levé l'étendard de l'insurrection ?
Ne craignons donc pas de le répéter, la résistance active aux pouvoirs d'anarchie, toujours un droit, est aussi quelquefois un devoir, et il émane de la loi divine qui commande de servir la justice et de travailler à étendre son règne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature