Alexandre Weill

Résumé

Alexandre Weill Au Président. Étrennes politiques (1849)

LA REVOLUTION DE FÉVRIER
EST
LA FIN DES MINORITÉS
N'importe dans quel pays et dans quel temps, l'homme, le citoyen doit respect et soumission aux autorités légales, dépositaires de la loi.
L'excitation à l'insurrection, à plus forte raison l'insurrection même, n'est jamais permise, car
jamais violence n'a produit le bien. Le mal réussi n'en est pas moins un mal. Toute violence est un crime, et tout crime est une faute politique.
Source : Gallica

Alexandre Weill Au Président. Étrennes politiques (1849)

Le vote du 10 décembre est un acte de méfiance donné à l'Assemblée nationale. Si vous vous imaginez pouvoir faire le conciliateur, le médiateur entre le pays et la majorité de l'Assemblée, vous serez dans une étrange erreur. On ne parlemente pas avec des vaincus. Demandez plutôt à l'ombre de votre oncle. Le pays non seulement a parlé, mais encore il s'est compté. Vous êtes son plénipotentiaire pour faire signer l'acte de soumission aux républicains de la veille.
Depuis février, vous êtes le troisième. Avec vous, la majorité a fait une croix.
Source : Gallica

Alexandre Weill Au Président. Étrennes politiques (1849)

Des esprits faux glorifient la nécessité des révolutions. Autant vaut admettre la nécessité de la peste pour se débarrasser du trop plein de la population. Elle ne sert qu'aux mauvais médecins et aux croquemorts. La révolution la plus légitime, n'est encore qu'un mal contre un autre mal.
Elle arrive, quand dans un pays l'intelligence, la raison et la vertu sont exclues du gouvernement, quand la société est déjà renversée dans l'ordre moral, en ce sens, que les médiocrités ambitieuses sont en haut, et le génie et l'esprit en bas de l'échelle gouvernementale
Source : Gallica

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