Alexandre Weill

Résumé

Alexandre Weill De l'hérédité du pouvoir (1849)

On peut dire sans forfanterie que Dieu, en créant la France, a fait son chef-d'œuvre. Il n'y a qu'un seul fléau, une seule guerre qui empêche la France de remplir toute sa mission, de donner toute la mesure de sa force.
C'est la guerre entre la démocratie et la monarchie. Encore quelques années de cette lutte, n'importe de quel côté la victoire se déclare, et la France si riche, si belle, si noble, si ardente pour le bien, sera la dernière des nations, appauvrie, enlaidie, endolorie, déchirée, partagée enfin en tronçons sanglants, dont les membres mourants seuls palpiteront en guise de cœur.
Source : Gallica

Alexandre Weill De l'hérédité du pouvoir (1849)

Où sont les grands penseurs, les grands hommes d'État vivants, favoris de la masse? Elle n'a jamais aimé et porté que des tribuns violents ou des médiocrités mielleuses. Son génie, comme vote, va jusqu'à l'homme de la guerre. Le peuple adopte le génie quand il s'impose par la force du fait accompli. Jamais il ne le portera au pouvoir par l'élection.
Pourquoi, m'objectera-t-on en second lieu, pourquoi l'Amérique marche-t-elle avec un pouvoir électif?
Source : Gallica

Alexandre Weill De l'hérédité du pouvoir (1849)

Les chefs élus par le peuple sont, dans toute l'histoire, des hommes faibles, que la masse élève un instant, sachant bien qu'elle n'a qu'à faire un mouvement pour les renverser. Dans un moment donné , le peuple par ses assemblées se moquera toujours des fictions d'un pouvoir éligible et révocable, à moins que ce pouvoir ne soit pour lui une loi préconçue, une religion, le représentant de ses devoirs et de ses droits.
De ses droits surtout; car le pouvoir héréditaire
est le seul palladium, l'unique et éternel ptiservateur des libertés et des droits du peuple.
Source : Gallica

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