Alexandre Weill, De l'hérédité du pouvoir (1849)
“ On peut dire sans forfanterie que Dieu, en créant la France, a fait son chef-d'œuvre. Il n'y a qu'un seul fléau, une seule guerre qui empêche la France de remplir toute sa mission, de donner toute la mesure de sa force. C'est la guerre entre la démocratie et la monarchie. Encore quelques années de cette lutte, n'importe de quel côté la victoire se déclare, et la France si riche, si belle, si noble, si ardente pour le bien, sera la dernière des nations, appauvrie, enlaidie, endolorie, déchirée, partagée enfin en tronçons sanglants, dont les membres mourants seuls palpiteront en guise de cœur. ”
