Résumé

Alexandre Weill Coups de mèche d'un vieux jeune aux jeunes vieux (1889)

La guerre, loin d'être l'oeuvre directe des puissants de la société, n'est qu'un châtiment inévitable que le Temps, seul justicier de Dieu, fait sortir des vices, des crimes et des iniquités de l'homme. Et tout vice, tout crime, sont l'exploitation d'une faiblesse par une force, de même toute vertu et toute justice sont le dévouement d'une force pour des êtres plus faibles.
Source : Gallica

Alexandre Weill Coups de mèche d'un vieux jeune aux jeunes vieux (1889)

La vérité est que le coquin a couru après le châtiment et non le châtiment après le coquin !
La haute cour elle-même n'aurait pas vaincu Boulanger rebelle et conspirateur politique ! Elle n'a point vaincu Rochefort. Drôle de justice, qui condamne un coupable et qui lui permet d'injurier tous les jours dans son journal et ses juges et la République ! Drôles de justiciers qui fabriquent une
chaîne de forçat et qui se la laissent escamoter par une ficelle !
Source : Gallica

Alexandre Weill Coups de mèche d'un vieux jeune aux jeunes vieux (1889)

Dès que l'homme cultive la terre partout, toutes ces créatures spontanées disparaissent. De même quand la force, faisant son devoir au nom de la justice, oblige les forts de se dévouer aux faibles, les hommes jouissent de la paix et sont heureux. Dès que la force remplace le droit, c'est-à-dire la justice, en sacrifiant les faibles aux forts, la guerre avec tous ses fléaux en sort naturellement, comme un enfant des entrailles de sa mère, et avec la guerre toutes les ruines et toutes les misères, inévitablement, inexorablement !
Source : Gallica

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