Leopold Kompert,
Les juifs de la Bohème
(1860)
“ Elle avait dû s'endormir de fatigue. Yossef s'approcha d'elle et la contempla bien longtemps. Déjà son visage, éclairé par la lueur blafarde de la bougie, ressemblait à celui d'une morte et resplendissait de cette paix infinie et divine qui... dans trois jours tout au plus... devait être le couronnement de la vie de cette femme. Que sa respiration était déjà courte et faible! que sa figure était mince et transparente!... Yossef s'avança sans bruit et s'empara du livre dès mourants avec la pieuse pensée que la lecture de si émouvantes prières ne pouvait qu'épuiser sa mère. ”

