Leopold Kompert,
Nouvelles juives
(1884)
“ Ce ne sont pas les livres qui me rendront la santé. C'est ainsi que cette jeune fille s'accusait ellemême ; c'est ainsi que s'humiliait une nature jusque-là si arrogante, si opiniâtre, si gâtée. Personne n'aurait été en état de dire le motif de cette transformation ; la jeune fille elle-même l'ignorait. Rosalie avait découvert dansson propre cœur un véritable trésor. Ce trésor brillait maintenant au grand jour. — C'est bien, c'est bien, répéta Gitel; tu n'as qu'une chose à faire, c'est de recouvrer la santé. — Mais, ma mère, répondit Rosalie, je ne suis plus malade. ”
